Parce que seul ce qui est écrit peut être transmis...

... J’écris encor ce soir les humeurs qui m’animent
Laissant percer en moi mes désirs les plus fous.
J’écris ce qui me vient, ce qui me rend jaloux
Sombrant tout doucement dans un opaque abîme.

Ces courants si pervers édifiant mes passions
Ces idées m’assaillant quand j’ouvre mes prisons,
Ce silence envoutant berçant mes illusions,
Ces couleurs de l’âme sont ma respiration.
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IV – Le début du voyage
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Samedi, 26 juin 1976
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Anna stoppa sa voiture à Cosne-sur-Loire et descendit sur les quais.
Elle n’allait jamais à Cosne, ne s’arrêtait jamais sur des quais. Ni à Orléans, où elle rendait visite à ses amis d’adolescence, ni à Paris où elle habitait. Anna n’aimait pas les fleuves.
Il y avait peu de temps, elle avait préféré l’intérieur des terres, les fermes où les gens vivaient, repliés sur eux-mêmes, les cours où des chiens aboyaient.
La jeune femme n’aimait ni les fleuves ni les mers. Elle ne pouvait aimer les rivières qui emportent, l’eau qui tue.
L’eau de la Loire ce matin-là lui… Continuer la lecture


III – Les enfants
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Je perçois des chevaux
Dont la crinière d’or
Allume le décor
D’un auguste plateau....
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Ah, dites-moi ma reine
Dites-moi : « Je vous aime »
Dites-le lentement
Dites-le tendrement...
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Tu naquis dans un monde
Envahi par la peur
Loin des douces chaleurs
Et des caresses rondes...
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II – Souvenirs
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Partie 2...
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Dans une chambre close, enfermés, tous les deux
J’imagine ton cœur offert sans artifice
Dans un monde où plus rien n’est faussé ni factice
C’est dans cet univers cloitré que je te veux...
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