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carzon

Je suis née à Paris en 1955. Grande lectrice (poésie et romans), et un peu écrivain : poèmes, romans, journal intime. J'ai publié deux livres à compte d'auteur : "7 rue Pierre-Brossolette", un roman (2008) et "Femme volante", un recueil de poèmes (2009). Mon blog : http://joellecarzon-ecrivainduloiret.over-blog.com


IV – Le début du voyage
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Samedi, 26 juin 1976
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Anna stoppa sa voiture à Cosne-sur-Loire et descendit sur les quais.
Elle n’allait jamais à Cosne, ne s’arrêtait jamais sur des quais. Ni à Orléans, où elle rendait visite à ses amis d’adolescence, ni à Paris où elle habitait. Anna n’aimait pas les fleuves.
Il y avait peu de temps, elle avait préféré l’intérieur des terres, les fermes où les gens vivaient, repliés sur eux-mêmes, les cours où des chiens aboyaient.
La jeune femme n’aimait ni les fleuves ni les mers. Elle ne pouvait aimer les rivières qui emportent, l’eau qui tue.
L’eau de la Loire ce matin-là lui… Continuer la lecture


III – Les enfants
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II – Souvenirs
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I – Le message (suite)
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I – Le message
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Mon chat est le fil lumineux qui me rattache à la vie
Ma petite fourrure que je tiens entre ciel et terre
Mon petit bout de nez rose qui m’humidifie
Un baiser vivant sur ma joue
Sur ma peau sèche
Un frémissement de vie
Mon petit chat chaud et clos sur lui-même
M’ouvre les coquillages du matin
Vaguelettes de l’espoir
Mon petit chat me dit
Tiens-moi serre-moi
Car je tiens à toi
Réveille-toi car tu dors trop
Serre-moi car nous vivons ensemble
Tu es mon soleil quand il n’y en a pas
Réveille-toi tu es ma vie
Je te… Continuer la lecture

Lundi.
Hi ! Ou aïe plutôt… Je dis hi ! au petit matin qui se lève. Mon menton est sec, ma joue est barbue. Je me suis réveillé tôt, pensant à Christine qui vient de me quitter. Elle était mon jardin, ma fontaine, toutes mes pensées, mon univers, enfin toutes ces choses qu’on dit dans ces cas-là. Ma petite Christine, petite en taille mais grande en épanchements. Dieu qu’elle était vivante, ma Christine ! Sur le terrain de tennis, où nous allions parfois, on ne voyait que sa vigueur et sa colère. Elle avait de petits yeux noirs perçants… Continuer la lecture

– Je serais bien venue, dit Paula....
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