Parce que seul ce qui est écrit peut être transmis...

... J’écris encor ce soir les humeurs qui m’animent
Laissant percer en moi mes désirs les plus fous.
J’écris ce qui me vient, ce qui me rend jaloux
Sombrant tout doucement dans un opaque abîme.

Ces courants si pervers édifiant mes passions
Ces idées m’assaillant quand j’ouvre mes prisons,
Ce silence envoutant berçant mes illusions,
Ces couleurs de l’âme sont ma respiration.
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Silence ! L’univers nie qu’il va vers sa fin !
Il réfute, par laxisme, sa route en somme
Demeurant insensible à son propre destin
Il avance insouciant sans se méfier de l’homme...
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Des gens étaient réunis autour d’une table, des gens assez différents les uns des autres semblait-il au premier abord. Ils étaient de tous âges, de toutes professions, de toutes physionomies… Enfin, à ce qui semblait. Car ils étaient, tous, tout de même, célèbres depuis au moins deux semaines. Quand cela avait été son tour, elle était entrée sous les feux du studio, sautillante comme un cabri. Elle pensait qu’elle s’en était plutôt bien tirée (“tirée”, ah ! oui, voilà un mot qu’il fallait surtout ne pas prononcer, attention…). La trentaine, pas trop vilaine, elle pouvait à la rigueur faire… Continuer la lecture

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PREMIERE LETTRE...
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Promis à une enclave immédiate, profane
Je fuis l’onde bleutée sur les cimes chenues
J’erre tel un esclave que le ciel condamne
Croisant les épopées de Muses incongrues...
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Sinistres soirs naissants où sans cesse s’encensent
Des délires perdus dans d’opaques lueurs
Comme ces cris de l’âme ancrés aux profondeurs
S’associent à nos vies et figent tous nos sens...
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Nina se réveilla entourée d’une lettre et de journaux. Un journal plus qu’un autre prenait toute la place. C’était “le Journal de Gien”, large, aux titres accrocheurs : “Sous le charme des femmes”… Quelles femmes cette semaine-là ? Des vedettes de la météo, de la télé dite réalité… De maigres silhouettes aux tignasses blondes, maigres parce que tyrannisées par le culte de la minceur, blondes parce qu’elles étaient brunes. Il y avait aussi un journal télé, un magazine pour ados, une BD. Et une lettre de Charlotte :
“Ma petite Nina, je ne me sens pas bien aujourd’hui et… Continuer la lecture

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Il était une fois une jeune fille qui avait une large robe. Sa robe était si large et si gonflée qu’en dessous il y avait des maisons. Des maisons et même tout un village. Tout un village et presque une ville. Une ville entière avec ses remparts, ses ânes, ses chameaux, ses marchands, ses femmes avec de multiples bébés, ses tentes avec ses bédouins, ses puits, ses esclaves, mais…, mais… aucun prince. Aucun prince charmant ! Une fille avec une robe avec tout un village dessous, mais même pas de prince charmant !!
Une fée, des fées plutôt, une… Continuer la lecture

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Le petit mouton vient d’Irlande. L’Irlande est dans le ciel. Mon oncle m’a donné ce petit mouton que j’ai posé là sous mon coude. Lulu squatte l’ordinateur. Alors je me cramponne à mon stylo d’encre bleue. “ENCORE en train d’écrire ?” me dit maman en passant son nez par la porte. Elle ne se rend pas compte…...
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Au moment où il entendit la porte se refermer, Loïc ne bougea pas. Ou plutôt il ne bougea plus. Il retenait son souffle. Tomi n’aboyait plus.
Le silence. Quel silence ! Loïc aurait pu au moins s’attendre au bruit familier de la bouteille en cristal de son père et du verre qu’on se verse… Même de sa chambre, il entendait ce bruit-là. Bruit familier, pas toujours annonciateur de choses agréables, mais bruit familier quand même, bruit délicat, bruit familial… Il voulait dire : papa est là, au moins papa est là…...
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Ce n’est plus le moment de conter ses errances
Ni le temps de rugir pour clamer sa souffrance
L’instant est à l’oubli sans réserve et sans heurt
A l’abandon des pleurs pour que la haine meurt...
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