poesie

Œuvre poétique en vers ou prose

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Je voudrais voyager dans ce pays lointain
Où le Yin et le Yang se combattent sans fin
Où le fleuve Yang Tsé s’écoute en mandarin
Où le taï-chi sauvage envahit les jardins...
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Lou se tenait sur son lit, les jambes croisées. Antoine était sur son ventre. Papa vint, pour la deuxième fois.
– Tu dois te lever, Lou, il est temps.
– Il est temps de quoi ?
– D’aller prendre ton petit-déjeuner. Puis d’aller à l’école.
– Antoine doit prendre son petit-déjeuner d’abord, dit Lou, montrant son ours.
– Il peut descendre avec toi....
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Il faisait des châteaux de sable. La plage était pleine, mais il avait son petit coin à lui, tout à lui. Il était concentré et sérieux, tellement sérieux que Yolaine, l’une de ses sœurs, l’appelait « le petit Pape ». On l’appelait d’ailleurs de toutes sortes de noms, mais il s’appelait Théo. Théo était un enfant absorbé. Devant le monde entier, devant les toutes petites choses, il fallait être absorbé. Tout avait un intérêt, petit, grand, immense, plus grand qu’immense. En faisant des châteaux de sable, Théo ne pensait pas qu’au château qui en résulterait, il pensait au Moyen… Continuer la lecture

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J’écrirai en français. Envers et contre tous. Je suis là pour ça après tout. Pour parler, écrire, respirer, soupirer, en français. J’ai fait de tels progrès déjà. Je comprends bien les petits, je comprends même « papi » qui m’honore de belles phrases d’une autre époque. Justement. C’est peut-être pour ça que je le comprends mieux que les autres, pour ces belles phrases qui me parlent comme à une vraie femme, pas une petite jeune fille de rien du tout. Papi croit que je suis quelqu’un de bien, de digne, quelqu’un qu’il faut respecter....
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J’ai mille chats dans ma tête
Un gros chat qui ronronne dans mon cœur
Moi aussi je pourrais ronronner
Avec vous dans mon cœur
Vous tous les visages tous les souvenirs
Des hommes jadis aimés
Des amis perdus
Vous les gravures de mode de ma vie
J’ai tant sublimé...
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Car j’aurais pu t’aimer jusqu’à la nuit des temps
Te construire un palais et t’offrir en présent
Les étoffes, les soies brodées d’or et d’argent
Les bijoux, les trésors des fabuleux romans...
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Eau pure et grave que m’apportent
Ta vie infinie ton front coulé
De pluies ô merveilleuses pluies
De pluies ravageuses
De pluies divines
Qui se terminent
En une seule goutte de génie...
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Voici cette attente qui reprend
Émaillée de doutes et d’angoisse
A l’heure où s’éveillent les tourments
La ville est nue, les clartés décroissent...
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Le fracas du vent sur les voiles
La mer bouillonnante, agitée
Le claquement sourd des étoiles
Sont mes délires animés...
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Éclairée par les rais d’une lune opaline
La demoiselle dansait sous une pluie fine
Ses échappés battus, dans la moiteur violine,
S’exécutaient sur des musiques cristallines...
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