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Chapitre XIV – Patrice, l’entrée dans le noir

Patrice, mai 1985

J’ai eu un rêve :
Tu étais là
Brillant secret
Infaillible
Ton mystère était tel
Que la nuit était encore plus nuit
Que la lumière de ce rêve était encore plus lumière
Que la clarté de cette vision était encore plus claire
Plus visionnaire plus magique plus sorcière
Que la couleur de la nuit était encore plus nocturne
Plus lune plus univers plus couleur des couleurs plus reine…
Que ma vision était reine plus reine
Que la lune était plus lune et mon cœur plus près
Plus près de toi
Plus près de la nuit et de la lune
Plus près de la terre de l’univers de moi-même
Si près si près que les astres auraient pu me toucher
J’étais irréelle comme toi
J’étais nue comme ton visage en moi
J’étais pluie comme les larmes
J’étais vie comme la terre qui te porte
J’étais magique comme la magie de ton regard

J’ai eu un rêve
Et toute souillure toute absence toute solitude
Ont disparu de l’univers
Mon corps ma tête le monde étaient si pleins
Si pleins de toi
Que mon rêve était l’universel rêve
Le rêve unique
Le rêve des animaux
Le rêve des arbres
Un rêve de pluie et de chair
Le rêve divin
Le rêve de la sérénité et de la douleur comme seule douleur
Toi douleur unique et unique consolation
La consolation d’une femme à qui l’on dit :

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♦ Carzon Joëlle ©

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