Lorsqu’on est exigeant, on ne fait que dresser des barrières assez rudes et puis on tâchera vainement de les enjamber. On limite ainsi les horizons, on rétrécit les espoirs et on finira par les égarer carrément…

Quand on est regardant, on ne sait pas regarder proprement mais on ferme plutôt les yeux aux détails que l’on juge triviaux…

Lorsqu’on rechigne à accepter la vie telle qu’elle nous vient, avec ses malaises qui nous sont immanquablement présents ça et là, on échoue décidément à se rendre compte que l’aisance l’emportera toujours sur le malaise.

En réalité, le grand jardin de la vie est garni de roses ; d’odeurs envoûtantes ainsi que d’épines. La rose de la vie est ainsi belle et tentante, et c’est au bon débrouillard de la tenir adroitement. Si jamais nous nous faisons piquer par une épine, nous saurons nous en sortir avec dextérité. C’est une autre règle de se conduire et de survivre aux embarras.

Il faut se rappeler et ne jamais oublier que dans ce grand jardin de la vie, la fleur était un bouton ; et le fruit dans son état actuel contient des pépins au cœur de sa chair, des pépins qui ne cessent de donner naissance à d’autres grands arbres comme à des petits fruits.

Ainsi est la vie, les pépins que l’on rencontre montrent à ceux qui ne la redoutent pas que la dureté a toujours été synonyme d’intrépidité et d’endurance, et que les lâches qui refusent d’affronter les périls demeureront faibles comme des dunes de sable face aux rafales de vent…

La vérité avoue que les pépins ne veulent pas dire qu’on est moins chanceux que les autres ou qu’on est simplement malheureux. Cela prouve très fermement qu’on a plus de veine d’avoir vécu et appris une leçon pour de bon ; une leçon qui nous guidera à travers les allées tortueuses de ce vaste jardin de la vie.

♦ Emma ♦

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