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ACTE 3 – SCÈNE II

Dans la chambre de l’acte I, scène 3, chambre chez Baba. Dans le lit, Sandra est dans les bras de Marc. C’est le matin, ils se réveillent.

Marc (resserrant ses bras autour de Sandra)
Béni soit Paul qui m’a jeté dehors hier soir à l’arrivée de Baba.
Sandra (s’étirant)
Bénie soit la Terre. Elle semble tourner plus rond chez Baba que partout ailleurs.
Marc
Tu avais rendez-vous avec Baba hier soir ?
Sandra
Non. Je passais comme ça… Je passais par-là en me disant qu’il valait mieux que je passe chez Baba que chez Paul.
Marc
Tu as donc songé à venir chez Paul ?
Sandra
Oh, oui !
Marc
Nous nous sommes jetés l’un sur l’autre comme des sauvages…
Sandra
Nous avions si faim ! Des fauves !
Marc
Plus le temps passait, plus je me disais que je ne t’aurais pas, et plus je te désirais.
Sandra
Plus le temps passait et plus je souffrais.
Marc
Pourquoi souffrir ?
Sandra
Je ne sais pas… C’est absurde. Pour l’amour de l’art peut-être… L’art de souffrir.
Marc
En réalité, tu avais peur de Caroline.
Sandra
Non !
Marc
Si ! Dans tes soupirs de désir les plus forts, tu disais : “Caroline, Caroline…”!
Sandra
Oh, hélas ! Je me souviens.
Marc
Et moi je disais : “Sandra, Sandra…”
Sandra
Comme je t’aime ! Aïe ! Il ne faut pas dire ça si tôt…
Marc
Tu peux le dire. Je te donne le droit immédiat de le dire : aime, aime, aime…
Sandra
Je t’ai tant aimé ces derniers temps que j’en perdais le souffle. En montant mes escaliers, et ceux de Baba, et surtout ceux de Caroline, j’étais obligée de m’arrêter pour souffler et je me murmurais : “Je l’aime, je l’aime… Comment vais-je faire ? Je l’aime tant !”
Marc
Et moi, l’autre jour, en montant les escaliers de Caroline, en espérant te trouver chez elle, je me disais : “Aime-la, prends-la, serre-la à l’en étouffer, et tue Caroline si elle ose se mettre entre nous. Tue Caroline.”
Sandra

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♦ Carzon Joëlle ©

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