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XII – Un cauchemar de Lucie

Lucie ouvrit les yeux sur une chambre obscure, en désordre, Pierre à ses côtés dormant du sommeil de l’enfance. Ils avaient beaucoup bu de vin la veille et elle avait mal à l’estomac. Elle fit une grimace. Elle était jeune, elle était amoureuse de Pierre, elle avait un job ; et pourtant elle était mécontente d’elle et du monde et commençait sa journée en prenant conscience de cette pénible douleur.

Elle se trouve dans un bordel. La période doit être politiquement agitée, car la maison est remplie de soldats armés qui ne semblent pas là pour prendre du bon temps. Il y a deux putains : l’une particulièrement jolie, blonde, les joues rondes et fraîches ; les cheveux lisses et coiffés en chignon ont une apparence saine et une teinte tout à fait douce et soyeuse au regard. L’autre est d’une monstrueuse laideur : un nez si plat qu’il paraît manquer, quatre yeux. Lucie est la compagne de cette dernière.

Elles ont rendez-vous avec une sorcière, qui promet à la putain de lui donner la beauté. Cette dernière se retrouve effectivement avec deux yeux et un nez, mais elle est toujours laide et la sorcière accompagne les deux femmes au bordel. Elles entrent. On veut leur interdire l’accès d’une pièce. Elles insistent. On leur permet alors l’entrée. La pièce est une longue chambre, qui ressemble un peu à une salle d’hôpital, mais les lits, vieillots, ont un couvre-pieds fleuri. Des putains, des malades, reposent, blessés. C’est la guerre. Au bout de la chambre, les deux femmes et la sorcière s’arrêtent. La jolie putain est allongée dans l’un des lits. Elle s’éveille et passa la main sur son visage. A la place de ses yeux et de son nez, il n’y a plus que des trous sanglants.

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♦ Carzon Joëlle ©

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