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Parce que tout en moi est en effervescence
Quand survient le moment où je peux enfin vivre
Enfin me libérer et rêver, être ivre
Enfin me regarder tel qu’en moi je me pense.

Parce que sinon j’erre et n’ose qu’à moitié
Que l’éclat de mon art s’éteint, même s’efface
Que je me sens figé dans l’ombre de la glace
Que je n’ai plus envie de seul me supporter.

Parce que sans ces heurs, mes jours fuient inféconds
Qu’il me semble survivre en un monde inutile
Que je me sens vieillir dans ce désert futile
Que je suis ignorant et que je tourne en rond.

Parce que c’est le vent sucré de mon esprit
Que le plaisir intense en ces moments furtifs
Est le tendre velours de mon destin passif
Que c’est le seul présent qui vraiment me sourit.

Parce qu’au fond je n’ai que cette seule porte
Pour me montrer aux autres, pour communiquer
Pour donner une larme ou un peu d’amitié
Pour me désemparer, rendre mon âme forte.

Parce que mon bonheur se trouve dans ces heures
Où je me laisse aller à divaguer, perdu
Dans un monde intérieur où je ne souffre plus.
Parce que ces instants sont ma seule chaleur.

J’écris encor ce soir les humeurs qui m’animent
Laissant percer en moi mes désirs les plus fous.
J’écris ce qui me vient, ce qui me rend jaloux
Sombrant tout doucement dans un opaque abîme.

Ces courants si pervers édifiant mes passions
Ces idées m’assaillant quand j’ouvre mes prisons,
Ce silence envoutant berçant mes illusions,
Ces couleurs de l’âme sont ma respiration.

♦  JC Fartoukh ©

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