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Frédéric tournoyait, sa grande veste balançant ses pans noirs.

– Alors, tu l’as ?

Madame Descœurs était une belle femme de quarante ans au sourire plein de soleil.
– Que crois-tu ?

Stella et Vincent arrivaient en courant du jardin : “Alors, tu l’as ?!” “Que croyez-vous !”
Vincent se pendit à sa veste, admiratif. Ce grand frère, quel homme ! Vincent avait huit ans et un sourire d’agneau. Frédéric n’aimait rien tant que l’approbation de son cadet. Ah ! la famille ! Le petit, sa mère, sa tante : il ne manquait que l’essentiel : Monsieur, le mari, le beau-frère, le père. Ah ! le père de Frédéric (et de Vincent au fait…). C’était un monsieur, un homme, Monsieur Descœurs, Monsieur.
Frédéric rit de toutes ses dents à l’attention de sa mère et de Stella. “A toi la fac de droit”, dit cette dernière. Sa voix frémissait d’affection. Autant Stella pouvait se montrer impatiente avec sa sœur, brutale avec Vincent et insolente avec “Monsieur”, autant elle se montrait toujours mignonne et pleine de compassion à l’égard de Frédéric. Le jeune homme adorait sa tante, il avait choisi comme première petite amie une fille qui lui ressemblait.
Sa mère le prit dans ses bras et le serra très fort.

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♦ Carzon Joëlle ©

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