L’Auteur : ingénieur de formation, Cadre sup, a quitté Paris pour élever des chèvres pendant 9 ans dans le contrefort des Cévennes. Parallèlement a démarré un élevage de chevaux, organisé et accompagné des randonnées au long cours. Clientèle : Ados et jeunes majeurs en perdition et séjours à la carte à cheval pour : sociologues, politologues, économistes, psychothérapeutes…

PROPOSITION :

EXTERNALISATION DE LA DÉLINQUANCE.

CONSTAT:
La délinquance augmente et les homicides suivent (970/France/2019, soit 2,7 assassinats par jour). Les causes en sont multiples et nous en retiendrons cinq :
*L’École de la République ne joue plus son rôle.
*Les logements sont soit insalubres soit des cages à lapins loin des activités, soit des regroupements de communautés.
*Le coût de la main d’œuvre ne permet plus de proposer du travail à des personnes peu qualifiées. Vient s’ajouter les délocalisations de notre industrie. Le travail détaché n’arrange rien.
*La prison ne joue plus son rôle :
Places insuffisantes.
Peu de détenus travaillent.
Peu de détenus reprennent les études au cours de leur détention.
*L’absence de parution immédiate, de condamnation appropriée et d’exécution des peines incite les délinquants à récidiver.
La délinquance est corrélée à l’économie souterraine évaluée à très environ 220 milliards/euros/an/France, auxquels il faut ajouter les aides sociales parfois injustifiées, les détériorations, ( boutiques cassées et pillées, voitures brulées…) les frais de police, de justice et de pseudo prévention.
Autre constat : depuis quelques décennies, gauche et droite, à défaut de tenir le même discours, mènent en pratique, à peu près la même politique : Un peu plus de ceci pour les uns et un peu moins de cela pour les autres. Et moins ça marche et plus on s’acharne à continuer la même chose, c’est le principe même du paradigme actuel. Des milliards sont investis pour la paix sociale mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. Les effets d’annonces, les menaces caricaturales, le vocabulaire à coté de la plaque jusqu’à qualifier les assassinats d’incivilités : un nouvel échec chasse le précédent et nos hauts responsables se contentent de formules : « Désormais insultes à magistrat sera classé comme : Outrages à magistrat… La délinquance est stable…C’est du simple ressenti… »
Gauche et droite analysent chaque nouvelle proposition avec leur ancien système de logique et concluent :
« Vous ne pensez tout de même pas… » en est l’expression fataliste.
Pour Thomas Kuhn, historien des sciences : « Les révolutions politiques visent à changer les institutions par des procédés que ces institutions elles-mêmes interdisent ».
Mais vous pouvez préférer : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré ». Albert Einstein.

Mais revenons à notre propos :
L’EXTERNALISATION DE LA DÉLINQUANCE :
Et quelque en soit l’âge.
Comment :
1) Négocier, avec des pays à faible pouvoir d’achat ( nous verrons pourquoi), un bail emphytéotique de 99 ans pour une zone constructible protégée par un statut genre ambassade.
2) Externaliser nos délinquants sur le site de construction pour commencer à préparer le chantier.
3) En coopération avec une entreprise du bâtiment et encadrés par d’anciens militaires et éducateurs, réalisation d’une Réal-cité dont le sous-titre est :
Tout sur place, c’est-à-dire un bâtiment qui accueillera 100.000 personnes ( dont 20.000 délinquants) avec, hôpital, écoles, administrations, banques, commerces, loisirs, sports, culture, en simplifié, tout ce que l’on trouve dans une ville de 100.000 habitants. Ce nombre n’est pas un impératif, le but est le TOUT SUR PLACE. Construction haut de gamme, genre grands magasins avec en plus, un étage réservé à un élevage de chèvres, un autre pour des brebis, un étage pour les fleurs, jardins, volières, piscines, théâtres, salles de sports…et cetera bien entendu.
Sachant que :
*Chaque délinquant ayant participé à cette construction devient locataire à titre gracieux ainsi que tous les habitants d’une réal-cité pour les motiver à venir s’installer
( fonctionnaires, commerces, chercheurs, start-ups…). Justification et financement expliqués ci-après.
* L’éloignement sur un autre continent est indispensable pour beaucoup de délinquants avérés afin de changer de repères, de redémarrer une autre vie avec un but rationnel, reprendre des études, fonder une famille, comprendre puis admettre qu’il faille travailler pour avoir de l’argent et qu’il n’y a pas d’autre solution : On ne nait pas délinquant, on le devient. Certains s’évaderont dés le début du chantier puis reviendront après une prise de conscience. D’autres, plus obstinés, s’évaderont mais préféreront l’aventure vers d’autres ailleurs.
*Une réal-cité libèrera en métropole les habitants honnêtes de la présence des délinquants et fera craindre à ceux qui restent que : « ça va être leur tour immédiatement » s’ils ne respectent pas les lois de la République.
*Pas d’espèces à l’intérieur d’une réal-cité mais une carte bancaire spécifique à chaque réal-cité.
*Le fait que la réal-cité est une construction luxueuse et contient tout ce que l’on peut trouver dans une ville de 100.000 habitants n’incite pas à en sortir même si cela est tout à fait possible, mais avec fouille à la sortie comme à l’entrée.
*La langue officielle est le français mais les informations, par exemple les documents administratifs et les étiquettes des commerces, seront doublés en anglais pour préparer ceux qui auraient l’ambition de faire une carrière à l’international.
*Soit les délinquants reprennent des études, soit ils travaillent.
*Zéro chômage : Le tri sélectif ( 30 tonnes/jour à composter pour une réal-cité de 100.000 habitants), l’atelier de déconstruction (Tout ce qui peut être déconstruit…) est réservé à ceux qui ambitionneraient le chômage.

Les emplois :
En plus de ceux directement liés au bon fonctionnement de la réal-cité :
Production à bas coût ( puisque pays à faible pouvoir d’achat) de vêtements, chaussures, jouets, ameublement, informatique, cycles, relocalisation de nos industries, produits destinés à la métropole et à l’exportation.
Nota : Nous ne faisons que copier le modèle allemand créé à la suite de la chute du mur de Berlin, c’est-à-dire faire produire du made in Germany, ( notamment pour la Chine à cette époque en plein décollage économique ) en partie dans les anciens pays de l’est, à bas coût et rapatrié pour être estampillé « made in Germany ». L’efficacité de la fameuse réforme Schroeder a été bien aidée par cette externalisation de leur production.

Informations complémentaires avec quelques chiffres variables selon les sources:
Dans une ville à partir de 65.000 habitants peu d’entre eux sont contraints d’aller travailler en dehors de leur ville. A partir de 90.000, quasiment chaque habitant obtient un travail dans sa ville. L’idéal pour une réal-cité se situe à l’entour de ce nombre mais une société ne peut « digérer » que 20 % de délinquants. Actuellement, en France, il faudrait soulager la société de 100.000 délinquants, donc, 5 réal-cités de 100.000 habitants mais, il serait moins onéreux de construire une première réal-cité de 500.000 habitants. Selon l’architecture choisie, ce pourrait être une tour de 400 étages avec un kilomètre de diamètre par un kilomètre de haut.
On notera par ailleurs le chiffre actuel de 50.000 enfants non ou mal scolarisés, à rééduquer ou à abandonner à la délinquance. Un séjour en réal-cité leur serait bénéfique pour une remise à niveau. A ce propos, la philosophie devrait être enseignée dès le plus jeune âge pour freiner le bourrage de crâne.
Sécurité : Les caméras posées à la construction seront mieux placées et protégées.
*Un service type Renseignements Généraux sera mis en place dès la création.
*Parution immédiate en cas d’incivilités. Le fauteur est puni de suite. Le caïd pointe pour aller trier les poubelles, laver les sanitaires des collectifs et des administrations.
*Le fauteur rentre chez lui pour les repas et pour dormir. (sauf exception)
*Une réal-cité est une structure privée et le règlement interne prévaut. (Quitte à reformuler la loi).
*Laïcité impérative. *Pas de manifestation cultuelle ostensible.*Hôpital sur place.

ÉCOLOGIE : Il n’existe pas à ce jour sur la planète un projet plus écologique que la réal-cité.
*Pas de raccordement au réseau électrique ( panneaux solaires sur toute la façade exposée et éoliennes ). Production et récupération du méthane émis par fermentation des déchets alimentaires, des litières ( ovins, caprins) et drêches de brasserie.
*Suppression des transports pour aller travailler. Gain de temps moyen : 56 minutes/jour. Économie de 35 % de CO2. Pour une réal-cité de 100.000 habitants, c’est 40.000 véhicules en moins. La voiture, louée désormais, est réservée aux loisirs.
*Fin de la destruction des terres cultivables ( 230 hectares détruits/jour/France) pour construire des lotissements énergivores et d’horribles zones commerciales et artisanales, également énergivores, désormais intégrés dans la réal-cité.
*Trie et compostage des déchets alimentaires, des litières ( chèvres et brebis) et drèches de brasserie ( bière) pour récupération du méthane et du compost. Avant d’enrichir le sol, le compost alimente une production de lombrics destinés aux volailles.
*Déconstruction fine jusqu’à la moindre vis. Vêtements usagés recyclés.
*Chauffage par pompe à chaleur, avec récupération des degrés des eaux chaudes évacuées.
*Climatisation par prélèvement de l’air frais capté au sommet. ( Pompe à chaleur inversée).

SOCIOLOGIE : Tout sur place.
*57 % des accidents sont recensés sur le trajet pour aller travailler.
*Hôpital sur place, 24/24. *Soins facilités. ( notamment enfants et personnes âgées).
*Commerces ouverts plus tard.*Administrations plus accessibles.
*Cours de rattrapage facilités.*Tous types de dépannages sur place.
*Report d’entrée dans un Ehpad.*Crèches de jour et de nuit.
*Convivialité.*Sécurité.*Zéro chômage.
*Restaurants et autres sorties ( théâtre, cinéma, opéra, sport…) sans avoir à prendre la voiture et chercher une place pour se garer.
Nota : tous les dix étages, une surface égale à un étage est laissée libre en attendant de connaitre sa meilleure utilisation. ( salle de sports, volière, jardin…)
*Le service universel notamment destiné à enseigner aux décrocheurs, sera facile à mettre en place puisque l’hébergement est prévu.

ÉCONOMIE : prix de revient de la construction d’une réal-cité au mètre carré, imbattable.
1) Le prix du terrain et de la couverture est divisé par le nombre d’étages, donc dérisoire.
2) Une partie de la main d’œuvre destinée à la construction est fournie par les délinquants.
3) Cette main d’œuvre s’impliquera également dans les activités ci-après :
*Mise en production en grandes séries standards des menuiseries, cuisines équipées, carrelage et sanitaires. Pour UNE seule réal-cité, par exemple la première pour 500.000 habitants c’est 150.000 appartements, plus commerces et administrations, donc, au minimum 150.000 cuisines équipées, 5 millions de menuiseries, 30.000 hectares de carrelage. De quoi créer des emplois dans une période sinistrée par le Covid.
Nota : dans la définition de « délinquants » l’absence d’études en cours ou d’emploi est souvent implicite. Travailler sans salaire à la construction ne sera donc pas une perte financière pour la personne contrainte, qui, de surcroit, sera ensuite logée gratuitement.
4) La délinquance ronge l’Europe. La France pourra proposer à ses voisins, moyennant finances, de gérer « les jeunes dépourvus de repères » en les intégrant dans des réal-cités.
5) Nos grandes enseignes ( Leclerc, Inter, U, Lidl, Carrefour…) sont concurrencées par les plateformes ( Amazon, Ali baba, Wish …) La réal-cité offre à nos grandes enseignes, une opportunité exceptionnelle. En effet, dans la plupart des villes actuelles, elles ne peuvent pas proposer aux consommateurs le choix des plateformes : Il manque toujours une couleur, une taille, un modèle, une nuance car la demande locale est insuffisante pour approvisionner un stock répondant à toutes les attentes. Une centrale d’achat pour Un stock commun à toutes les enseignes, géré par ordinateur est envisageable avec une réal-cité, donc le problème est résolu. Le stock peut alors être tel que la cliente ( pris comme exemple) trouve de suite ce qu’elle cherche, compare, essaie et repart avec, donc, nos grandes enseignes ont fortement intérêt à investir sous forme de souscriptions dans la construction.
Nous avons envisagé plusieurs réal-cités sur plusieurs continents mais également une version « territoire » outre mer, par exemple en Guyane, qui dispose d’un espace important, ( 83530 kilomètre carrés, soit, 1/6 de la métropole pour seulement 296.000 habitants dont un quart de chômeurs), des rivières, une bordure maritime et un port industriel. Dans ce cas, le principe d’un faible pouvoir d’achat pour produire à moindre coût, peut être facilement résolu puisque les espèces sont remplacées par une carte bancaire spécifique à chaque réal-cité. (Bien entendu, si les Guyanais ne souhaitaient pas la construction d’une réal-cité sur leur littoral, une simple voie ferrée partirait par exemple de Kourou et se dirigerait vers la frontière du Brésil ou du Surinam. Avantage d’un projet en Guyane : la rapidité de mise en place de la première externalisation. Le coût de la vie dans la réal-cité (espace fermé en quelque sorte) donc le coût de production industrielle, serait décidé par l’exécutif. Intérêt pour le pays accueillant qui en profite : accès à un hôpital performant et des services de qualité (Écoles). La jeunesse moins tentée de « s’expatrier » en métropole et pour étudier et pour faire carrière.

FINANCEMENT :
Réal-cités en métropole : Pour résoudre le problème des logements insalubres ou inadaptés ( Il manque 1.700.000 logements en métropole ) mais également les 180.000 SDF dont il faudrait enfin s’occuper sans oublier les migrants de passage, abrités sous tentes, sensibles aux pandémies, facteurs de contagion.
Pour de nombreux prédélinquants, un nouvel environnement pour redémarrer socialement sur de bonnes bases, sans être tentés, influencés par les mauvaises habitudes, mais surtout, sans la possibilité de trafiquer. Désormais, c’est études ou travail immédiat, c’est à dire : Déconstruction ou trie sélectif pour le délinquant sans compétence professionnelle.
Pour commencer, deux réal-cités, par exemple une en amont et une en aval de Paris, en bordure de la Seine ( pour être desservies par péniches). Puis une réal-cité sur la jungle de calais pour en faire une place forte de la finance face à la City ( puisque le règlement interne prévaut et permet donc une adaptation comparative au potentiel de la City ; un Calais-Singapour pourrait s’avérer nécessaire ) et plusieurs réal-cités au soleil, entre Marseille et Perpignan, en bordure de mer avec ports de plaisance. But : en particulier intégrer 20 % de délinquants puis inciter nos cadres, chercheurs et start-ups, partis s’exiler pour de meilleures conditions de vie, à se rapatrier mais également attirer progressivement les meilleurs professeurs.
Et bien entendu, gratuité des loyers pour faire accepter la suppression des espèces.
Si on additionne l’économie du loyer ( moyenne évaluée à 34 % du budget), plus l’économie sur les transports pour aller travailler ( 18 %), on constate que c’est bien la moitié du budget qui est économisé et libère un pouvoir d’achat exceptionnel d’une clientèle sur place et sans voiture, véritablement offerte aux commerces sur un plateau. Cette situation justifie un investissement des grandes enseignes françaises par souscriptions dans la construction des réal-cités.
Nota : De surcroit pour ces commerces : pas de frais d’expédition de l’article, (ré-emballage + frais d’envoi) , pas de frais de caddies ( chaque appartement en est équipé), pas de frais de parking, pas de frais de transports des employés à indemniser, pas de ticket restaurant.
Si les grandes enseignes françaises « s’entendaient », pour ne pas investir ou investir trop modestement, propositions seraient faites auprès des enseignes européennes et chinoises.
Autre possibilité : L’état investit dans la construction puis loue les espaces commerciaux en surtaxant le Chiffre d’Affaires de toutes les enseignes au titre de : « clientèle servie sur un plateau », ce qui est facile a mettre en place et à contrôler puisqu’il n’y a pas de cash dans les réal-cités et que le règlement interne prévaut.
Rappel : les réal-cités sont des espaces privés. Ce principe redonne un peu de liberté en décentralisant les responsabilités de Paris vers le Maire et son conseil municipal. Le cahier des charges d’une réal-cité accorderait de l’autonomie et libérerait l’imagination : on respecte scrupuleusement les lois de la République tout en étant maitre chez soi.
Concernant la CEE, on entend trop souvent : Bruxelles n’acceptera pas que…
C’est oublier que, d’une part, en 2005, les français ont voté contre Maastricht et que d’autre part, en 2019, Bruxelles a proposé au Royaume uni, des concessions énormes pour les inciter à rester dans le giron de la CEE. Soyons lucide, que deviendrait la CEE sans la France ?
Allons plus loin et libérons l’imagination : grâce au numérique il serait possible de conserver l’Euro mais avec une parité variable dont le cours serait affiché en permanence sur les portables. Et que dire de la version : « facturation adaptée » où les caisses enregistreuses des magasins affichent un prix qui varie en fonction du cours de l’euro au moment de l’achat ?
Pour Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».
Alors, concluons avec Thomas Kuhn déjà cité:
« L’existence du paradigme pose le problème à résoudre ».
Et le paradigme vous le connaissez : « Ca ne fonctionne plus depuis des décennies, alors ne changeons rien, continuons ». Ou encore : « On ne change pas un modèle qui échoue ». Quant à nos grands fonctionnaires, ils se réfugient dans des formules du genre : « Vous ne pensez tout de même pas que… ».

Raduriau Jacques. Vendredi 25, 10 heures 10

♦ Jacques Raduriau

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