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Chapitre XXXI – Le rendez-vous à Paris

Il se lève pour m’accueillir dans le café où il m’a donné rendez-vous. Il est élancé, plus jeune que je ne pensais, brun, net, impeccable. Et moi, je suis moins impressionnée que je ne pensais l’être. Iris Marty est prête psychologiquement. Il s’appelle Jean-Charles Etchevarren. Diable ! Quel nom, quelle allure, quelles mains, quel costume, quelle voix, quel tout ! Je pense à mon frère car il faut que j’évacue la famille et les scrupules. Je pense à Voisin car il faut que j’aie du courage ; penser à un autre homme, un homme fort et bon, un homme viril, vrai, m’obligera à garder la tête haute et la conscience de qui je suis. Je porte mon petit tailleur des jours de fête (je dois le porter trois jours par an !), la jupe est courte et droite, je ne suis pas maquillée : Iris Marty ne présente pas un visage de traîtresse.

Nous parlons d’abord de choses et d’autres. Jean-Charles Etchevarren comprend (ou plutôt achève de comprendre suite à notre première rencontre) que je n’appartiens pas à son monde, mais alors pas du tout, que je n’ai pas été élevée, moi, avec une petite cuillère en argent dans la bouche, et que ma banlieue se situe à des années lumières de son Paris. Seulement comprend-il, Jean-Charles Etchevarren, que je ne suis pas née de la dernière pluie, et qu’il me faut plus, beaucoup plus qu’on Monsieur du boulevard Saint-Germain, beaucoup plus qu’un simple désir, pour sombrer dans les bras d’un mirage ?

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♦ Carzon Joëlle ©

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