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Chapitre XXII – Une promenade sentimentale

Le fils de Nanade est arrivé dare-dare. Son père agressé par une bande de voyous ? J’accours, raide comme la Justice, on va porter plainte, on sait qui sont les agresseurs ? On va les attaquer, porter l’affaire devant les tribunaux, et les Bons l’emporteront sur les Méchants. Il y croit, le grand jeune homme brun et lugubre qui parle d’une voix calme du Monsieur-qui-sait-qu’il-a-raison devant moi et Nanade, assez perturbés par cette intrusion dans notre petite vie bien réglée. Une musique nouvelle s’introduit tout à coup sur notre partition. C’est une musique grave, hautaine, juste, ah ! ce qu’elle est juste, j’en frémis ! Évidemment, je serais lui, je ferais pareil. Mon Patapa agressé, ah ! le crime de lèse-majesté ! Je n’aurais pas assez de jambes pour accourir, pas assez de pieds pour piétiner l’adversaire… Mais je pense à l’oncle et à Voisin… Qu’avons-nous fait, nous, la famille ? Avons-nous seulement porté plainte ? Et les agresseurs de l’oncle et de Voisin étaient-ils les mêmes que ceux de mon patron au fils attachant ?…

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♦ Carzon Joëlle ©

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